Frénésie d’une Jeunesse qui investit

Très peu de PME distribuent d’ailleurs des dividendes les 7 premières années de leur vie.

L’on constate une frénésie de plus en plus marquée des jeunes vers l’investissement et le placement de leurs épargnes.
S’il s’agit là d’une dynamique encourageante, il est quand même important d’avoir en tête certaines notions de base sur la question avant de se lancer. Mais avant toute chose, il est important de rappeler, comme la loi l’exige aux entreprises qui souhaitent lever des fonds où aux intermédiaires en investissement, que tout investissement comporte des risques.
Ceci est encore plus vrai pour les entreprises cotées que pour les entreprises non cotées. Il est également important de rappeler qu’il ne s’agit pas la d’une synthèse de cours en finance de marché, ni d’une finance entrepreneuriale encore moins d’une  analyse financière.

Christian AMOUO Dans cet Article qui se veut simpliste Monsieur Christian AMOUO ,  associé Gérant et Co-Fondateur du Cabinet de Conseil en Investissement Mougano Investissement , mais  également consultant pour certaines organisations et média comme la Commission Economique des Nations Unies Pour l’Afrique, la Chaine de télévision panafricaine Africa 24 , nous  présente de manière pratique tout en tenant compte des réalités locales la démarche à suivre dans toute initiative visant à prendre des parts ou des actions dans une entreprise déjà existante et non cotée en bourse.

FAITES VOTRE AUTO-EVALUATION !!!

 

L’auto-évaluation consistera à analyser votre profil  risque ou investisseur, au choix des secteurs qui vous parlent et de votre stratégie.

Quelle est votre profil investisseur ?

En d’autres termes, est-ce que cet investissement vous correspond ?  Il s’agit surtout ici d’effectuer un rapprochement entre l’investissement et votre situation. Il arrive que des personnes sans emploi et sans sources de revenus fixes mettent toutes leurs économies dans des actions de PME eut-égard  fait qu’ils n’auraient absolument aucun fond pour couvrir toute circonstance urgente.

Il s’agit là d’un investissement très mal avisé compte tenu de leur profil de risque. La chose à faire ici c’est de s’auto-évaluer avant d’engager son épargne. Déterminer votre profil de risque.

Image associée Quel investissement correspond à :

  • Votre âge
  • Votre situation matrimoniale
  • Votre situation professionnelle
  • Au montant de votre épargne ?

 

L’idée c’est que vous puissiez prendre un risque qui correspond à votre profil. Par exemple, l’on pourrait conseiller à un(e) jeune célibataire ayant un bon emploi et sans enfant, d’investir une bonne partie de son épargne dans des actions d’une jeune PME.

Pourquoi? Parce que si jamais la PME fait faillite ou si le retour sur investissement prenait plus de temps que prévu, ce dernier pourra plus aisément se refaire une santé financière par rapport à une personne ayant le même profil professionnel, mais ayant plusieurs enfants à charge et une épouse.

Chez Mougano, nous accompagnons par exemple de nombreux investisseurs majoritairement de la diaspora dans l’évaluation de leur profil investisseur et dans la recherche et le ciblage de quelques opportunités d’investissement.

Choisissez les secteurs qui vous parlent.

Lorsque l’on souhaite effectuer un investissement, il est important de s’y prendre de manière méthodique. Ne pas courir vers toutes les contrées où vous avez vent d’une opportunité car chaque secteur à ses réalités, il faut pouvoir les comprendre. C’est pour cette raison, qu’il faut prioritairement choisir les secteurs d’investissement pour lesquels vous êtes sensibles, les secteurs dont les business models vous sont compréhensifs.

 Quelle est votre stratégie ?

L’idée ici c’est d’avoir en tête ce que vous attendez de l’investissement. Pour cela, vous devez vous poser un certain nombre de question.

  • Est-ce que vous voulez un retour rapide de votre investissement ?
  • Etes prêts à attendre plus à condition que vos participations dans l’entreprise prennent de la valeur ?

Chacune de ses réponses orientera le choix de l’entreprise dans laquelle vous devriez investir.

Exemple : Dans la tech, en début de vie, on mise beaucoup plus sur l’augmentation de la valeur des actions pour espérer les revendre plus tard à un meilleur prix, alors que dans la distribution, on s’attend à ce qu’il y ait un retour sur investissement plus rapide.

Maintenant parlons de ce qui nous intéresse : l’investissement. Ici il est question de faire une petite analyse du projet dans lequel vous voulez investir.

L’ANALYSE DE L’INVESTISSEMENT 

 

L’environnement des affaires dans le pays où l’on souhaite investir.

Il est important de maîtriser l’environnement dans lequel on envisage investir : Il est par exemple important de maîtriser la culture d’affaire dans un pays, l’environnement juridique, etc. Par exemple, il est quasiment utopiste de planifier ou de projeter un investissement au Cameroun en négligeant le facteur corruption, compte tenu de la forte main mise de l’administratif sur le monde des affaires et des habitudes locales.

Image associée

Aussi l’environnement des affaires n’est pas toujours favorable à la vie des PME. Donc ce qu’il faut savoir, c’est qu’investir dans une entreprise en Afrique est beaucoup plus risqué que  dans un pays développé sachant que les gains dans la première région peuvent être beaucoup plus conséquents qu’en occident en cas de succès de l’investissement.

L’entrepreneur que vous voulez financer et de son équipe.

Investir dans une jeune entreprise ou une start-up revient principalement à miser sur une personne et une équipe. Dans ce sens, vous pouvez soit tomber sur une arnaque bien montée, soit tombé sur un visionnaire qui a eu la pépite du siècle comme idée, soit alors miser sur une équipe pas outillée pour mener à bien le projet nonobstant le génie de l’idée.

Il faut donc avoir en tête quelques astuces pour séparer le bon du mauvais grain. Comment donc s’y prendre ? Pour répondre à cette préoccupation, j’ai quelques astuces non exhaustives qui peuvent v déjà vous donner une idée de la personne ou de l’équipe .

  • commencer par taper le nom de la personne sur Google,
  • Déterminer l’Ampleur des sacrifices qu’il a consenti et qu’il entend consentir pour son projet. 
  • Combien d’argent à t-il mis ? Combien de temps donne-t-il au projet ? Quelle souffrance et obstacle a-t-il surmonté pour son projet ?
  • Quel est la capacité de l’équipe à gérer le business ?
  • Quel est leur expérience dans le domaine ?
  • Quel est l’expérience du promoteur dans l’entrepreneuriat ? 
  • Quel est la situation professionnelle de l’entrepreneur ?

 

Ce qu’il est important de savoir ici, c’est qu’une personne qui garde son emploi en lançant un projet a beaucoup moins de chance de succès que celui qui s’y consacre entièrement dedans. Dans l’un où l’autre des cas, il faut déterminer les mesures correctives mises en œuvre par l’entrepreneur afin de corriger les défaillances résultant soit de sa disponibilité totale pour le projet, soit de ses limites financières dans le cas où il est totalement disponible, mais n’a pas une assez grande surface financière.

Il est courant que des personnes qui ont fait de longues études soient moins aptes à aller jusqu’au bout de leur projet relativement à ceux qui n’ont pas terminé leur cursus. Pourquoi ? Parce que les derniers n’ont en général pas d’autres choix que de réussir, ils n’ont pas de plan B, c’est-à-dire un emploi qui pourrait leur apporter le niveau de rémunération qu’ils pourraient obtenir via l’entrepreneuriat.

L’Objet du Financement

 

En général, une entreprise qui veut lever des fonds  a deux utilisations possibles pour ces fonds :Résultat de recherche d'images pour "financement"

Soit investir dans de l’immobilisation, par exemple acheter des machines ou immeubles qui seront destinés à durer dans l’entreprise et qui vont entrer dans le processus de production. C’est ce qu’on appelle les actifs immobilisés ;

Soit financer des éléments qui ne vont pas durer dans l’entreprise comme les matières premières, les marchandises, je dirais même payer les salaires. C’est ce qu’on appelle le Fonds de Roulement.

L’important ici, c’est qu’un entrepreneur doit savoir exactement de combien il a besoin pour lancer son projet et ce à quoi les fonds serviront.Posez-leur la question ! Si vous remarquez une hésitation ou un changement régulier de montant et de la destination de l’investissement, méfiez-vous.

Par exemple si une entreprise souhaite lever  1 million de FCFA et que vous lui dites que vous pouvez seulement lui trouver 500 000. S’il accepte votre proposition, sans vous donner une piste crédible qui lui permettra d’obtenir les 500 000 restants , n’investissez pas.

Par contre s’il vous dit par exemple : « Je note ça et je reviens vers vous dès que j’ai trouvé les autres 500 000 F», Continuez le processus.Vérifier bien entendu que les fonds sont utilisés pour l’objet qu’ils devaient financer. le business model doit être clair pour vous. Est-ce que vous comprenez le produit de votre cible ? Si vous étiez à sa place, pourriez-vous vendre l’entreprise à d’autres investisseurs ? Vous ne pouvez pas partager le risque d’un projet que vous ne comprenez pas bien.

Le projet est-il faisable ?

 

Les principales questions qu’il faut se poser ici sont :

  • Est ce qu’il y a une demande qui est prête à payer pour le produit ?
  •  Combien de personne où d’entreprise peuvent être intéressé par le produit ou le service?
  • Est ce que le prix est adapté à la demande ?
  • Est-ce que les infrastructures peuvent permettre le développement du projet ?

 

L’EXECUTION DE VOTRE INVESTISSEMENT

Bien négocier le prix des actions et de votre pourcentage.
Premièrement le prix de l’action ou des parts dépends totalement de la valorisation de l’entreprise.Résultat de recherche d'images pour "le cout"

Faut savoir que même s’il existe des méthodes de valorisation qui ont été éprouvées, la valeur d’une entreprise lors de l’achat d’actions dépend surtout de la perception qu’ont chacun l’entrepreneur et l’investisseur sur le potentiel du projet.

Le problème c’est qu’en début de vie d’un projet, il est déconseillé de laisser un très faible pourcentage au porteur de projet (moins de 33%) pour éviter qu’il ne soit plus très impliqué. Mais il faut aussi éviter d’acquérir un trop faible pourcentage aussi (-5%), surtout si le projet est encore en sa phase de lancement et n’a pas une forte exigence capitalistique.

Comment vous récupérez votre argent ? En d’autres termes comment sortez-vous de l’investissement ?

Cette question est l’une des plus importante, lorsqu’on a pris la décision d’investir dans une PME ou Start Up. Beaucoup de personnes pensent automatiquement au partage de bénéfice (dividende) ou plus-value sur cession d’action les actions plus chères. Il faut savoir que dans des économies à système financier peu développées comme c’est le cas dans beaucoup de pays d’Afrique, la distribution des dividendes et la revente d’actions sont des expériences très périlleuses dans le monde des PME. Très peu de PME distribuent d’ailleurs des dividendes les 7 premières années de leur vie.

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Vous pouvez donc soit choisir d’investir dans des entreprises qui ont déjà un certains vécu et qui ont des plans des distributions de dividende bien définis ou alors opter pour des voix autres que les prises de participation comme les prêts via des notes convertible ou des prêts ou location en note convertible. C’est à ce niveau que les outils d’ingénierie financière s’avèrent déterminant.

Chez pour cette raison que chez mougano, en plus d’aider les investisseurs particuliers dans l’identification de leur profil d’investisseurs, nous les accompagnons dans l’identification des secteurs porteurs et des opportunités d’investissement, la création des fonds d’investissement ou des bureaux de family office, mais également dans les montages financiers nécessaire à leur objectif d’investissement.

 

Christian  Amouo 

 

 

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